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Meiganga : Les étudiants de l’EGEM marchent contre le délestage permanent

Ils scandent à l’unisson: « on veut la lumière. Eneo doit partir » pour dénoncer les délestages répétés du courant électrique dans la ville de Meiganga. ce 22 mai, ces étudiants suivis par des centaines d’autres jeunes, ont bloqué la circulation pendant des heures sur la nationale N°1.

Avant de descendre dans la rue, le collectif des étudiants de l’EGEM saisi le sous prefet de l’arrondissement de Meiganga le 21 mai, pour « declaration de manifestation publique et pacifique contre le delestage permanent »

Selon les grévistes, l’absence du courant pendant plusieurs semaines consécutives a causé de nombreux dégâts sur leurs appareils et impacte négativement sur le déroulement de leurs études. En plus de paralyser la circulation, les grévistes ont marché dans les artères de Meiganga en scandant le même refrain.

Les autorités administratives, les élites intérieurs et les autorités traditionnelles locales ont tenté en vain de dissuader les étudiants grévistes.


Face au courou des cops de L’EGEM, le courant à été rétablie dans l’après midi.
Les étudiants ont suspendu le mouvement d’humeur. Et ils reprendront dès que » le courant va partir » ont ils annoncé.

Vivez le Film de cette grève dans cette vidéo:

Ngaoundéré 3e : plus d’un milliard pour le développement en 2022

L’arrondissement de Ngaoundéré 3e doit sortir du sous-développement.Engagement pris par les conseillers municipaux de cette circonscription administrative, réuni dans la salle des actes de la commune, en session ordinaire consacrée au vote et à l’adoption du budget pour l’année 2022. Pour réaliser ces objectifs de développement, les conseillers misent sur une cagnotte de plus d’un milliard. « Ce montant sera orienté principalement dans la réalisation des infrastructures sociaux de base. Notamment la construction des salles de classe et leur équipement en table banc. La construction d’un centre de santé et la construction des routes pour faciliter la mobilité, la  réalisation de l’éclairage publique ». Explique Mohamadou Bassirou, Maire de l’arrondissement de Ngaoundéré 3e à l’issu des travaux, avant de s’engager à « travailler pour que les réalisations soient faites dans les règles de l’art ».

Présent aux travaux, le Préfet du département de la Vina, Yves Bertrand AWOUNFACK, a invité le conseil à se concentrer sur l’amélioration du cadre de vie des populations. Pour le représentant de l’Etat, C’est un budget réaliste et réalisable. «  Il va nécessiter que l’ensemble des acteurs se mette effectivement au travail et les conseillers chacun dans sa localité s’engage à sensibiliser les différents contribuables au sein des populations qu’ils représentent. Il faudrait que l’exécutif mette également sur pieds une stratégie pour la collecte des taxes et autres contributions qui viendront meubler leur source propre. Il faudrait que les pouvoirs publiques apportent l’accompagnement et l’encadrement institutionnelle à cette commune pour qu’elle puisse réaliser ces objectifs ».Recommande l’autorité Administrative, avant d’effectuer la remise symbolique des actes de naissances aux enfants dépourvus, faites par la commune.

En 2021, la commune de Ngaoundéré 3e a construite et équipé plusieurs salles de classe, des points d’eaux, des routes et aménager la voirie urbaine. Elle entend faire mieux en 2022, elle qui a augmenté son budget de 281 644 359FCA.

A Ngaoundéré, la difficile survie des femmes stériles

Halimatou (nom d’emprunt), est meurtrie. A 36 ans, elle n’a toujours pas accouché après 10 années de mariage. « Je ne sais plus quoi  faire. J’ai tout essayé. J’ai couru partout à la recherche du remède, mais jusque-là sans résultat favorable », raconte-elle au bord des larmes. 

A Ngaoundéré, l’accouchement est un impératif pour les femmes mariées. Ici, les femmes stériles ne sont pas respectées. Au quotidien, Halimatou essuie des critiques et encaisse des coups. « Il y deux ans, ma belle-mère a demandé à  son fils de me renvoyer ou de prendre une seconde épouse. Ma belle-famille me traite de sorcière. Comme si  c’est moi qui ne veut pas accoucher ». Se désole la jeune femme, avant de s’assoir sur sa machine à coudre. En effet, elle a appris la couture depuis deux ans. Elle gagne en moyenne 3 à 5 milles francs par habit cousu, selon le modèle. Ses économies, elle les utilisent pour acheter les remèdes. « Quand j’économise un peu d’argent, je cherche à résoudre mon problème. Mon mari m’aide beaucoup, il ne cesse de m’encourager et me demande d’avoir foi en Dieu. Il me donne espoir ». Fadi, l’une de ses apprenties de 25 ans qui vient régulièrement apprendre la couture poursuit : « dernièrementelle a passé deux semaine à Garoua. La bas, elle s’est fait opéré dans un hôpital ».

Dans la région de l’Adamaoua, elle a rencontré plusieurs guérisseurs traditionnels. « On a marché partout dans  la région, jusqu’au niveau des frontières avec le Nigeria. On a tout essayé, la médecine conventionnelle et traditionnelle, mais en vain »souligne Alhadji Issa, le mari de Halimatou. Et d’ajouter « ma femme est forteQuand une femme vie deévènements comme ceux-ci, elle mérite le soutient de tout  le monde. Je vais lui donner mon soutien moral et financier je suis sûr que ça va marcher tôt ou tard ».  

Si l’époux de Halimatou s’interdit de renvoyer sa femme, celui d’Aissatou n’a pas hésité. Elle s’était mariée en  2010, et pourtant elle n’avait que 16 ans. «Je voulais au moins avoir le baccalauréat, mais J’étais en classe de 2nde  quand on m’a envoyé en mariage », se souvient-elle tristement. Douze années plus tard, ce mariage n’existe plus. En 2012, elle a fait sa première fausse couche et au fil des années, la situation s’est compliquée pour elle. A date, elle ne pourra plus procréer. « Depuis ce temps à chaque fois que je tombe enceinte, c’est une fausse couche. Et les  docteurs m’ont dit que je suis devenu stérile, je ne vais jamais accouche ». Murmure-t-elle en larme

« Il a pris une autre épouse avant de me renvoyé »

Aissatou est rejeté par sa belle-famille. Après l’annonce faite par les médecins elle a perdu le sommeil et le rêve de devenir mère s’est brisé. Brisé, c’est aussi l’amour entre elle et son mari. « Je ne dormais pratiquement plus en peu de temps j’ai perdu beaucoup de poidsIl ne m’aime plusIl a pris une autre épouse avant de me renvoyé ».

Dans la région de l’Adamaoua, deux femmes sur dix sont stériles, et ces chiffres sont en progression. Pour réduire à défaut d’arrêter cette progression, l’Etat et plusieurs associations multiplient les campagnes de sensibilisation. C’est le cas de GOWA (gogettrers women in Africa), association  qui œuvre pour la protection des intérêts de la femme. A travers les causeries éducatives, l’association a redonné le sourire et le goût de la vie à plusieurs femmes de la ville de Ngaoundéré. « Il s’agit pour nous d’accompagner nos sœurs en situation de détresse à travers des causeries interpersonnelles. Nous leurs accompagnons dans la formation professionnelle ». Souligne Rekiatou Moussa, Présidente de la GOWA. 

Pour le personnelle médical, l’infertilité est un phénomène scientifique. Il encourage les femmes à fréquenter les formations sanitaires.

Amadou Bello

Ngaoundéré 3e, les défis qui interpellent Maimouna Molle Moussa

C’est un travail herculéen qui attend Maimouna Molle Moussa à la tête de l’arrondissement de Ngaoundéré 3e. Nommée par décret N° 2021/611 du 15 octobre 2021, elle prend officiellement fonction ce 05 novembre. Aussitôt installée dans ses nouvelles fonctions, l’administrateur civil a le cœur à l’ouvrage. « Nous allons grâce aux forces vives de l’arrondissement, mettre en pratique ces recommandations pour le bien être de la population», s’engage-t-elle.

L’administrateur civil, prend les commandes d’un arrondissement qui compte environ 60 000 âmes auxquelles s’ajoute toute une communauté estudiantine,dans un contexte marqué par la recrudescence du désordre urbain. Pour le Préfet du département de la Vina, elle devra dans ses nouvelles fonctions, représenter l’Etat, maintenir l’ordre publique, exécuter les lois et règlements de la république et arbitrer les litiges en toute objectivité. « Elle doit travailler d’arrache pieds pour ramener la sécurité, la tranquillité, la paix et la cohésion sociale dans cet arrondissement. Elle doit mobiliser toutes les forces vives de cet arrondissement, mobiliser toutes ses collaborateurs, les forces de maintien de l’ordre», recommande Yves Bertrand AWONFACK. Selon le Préfet, elle dispose des capacités intellectuelles et morales pour gérer les conflits agropastoraux et assainir le secteur des motos-taxi.

Ce vent nouveau, va souffler le développement socio-économique et culturelle,espèrent les populations de l’arrondissement de Ngaoundéré 3e, par le biais du maire Mohamadou Bassirou. « Nous espérons une collaboration dans l’exercice de nos missions, afin qu’ensemble nous puissions améliorer les conditions de vie de nos populations ». Parmi ces chantiers en cours dans la circonscription administrative, la construction de la cité municipale au marché de Dang, l’hôtel de ville, la voirie urbaine, et bien d’autres pour le bien-être de la population.

Avant d’être mutée à Ngaoundéré 3e, Maimouna Molle Moussa était Sous-Préfet de l’arrondissement de Garoua 3e, département de la Bénoué, région du Nord. Elle remplace à ce poste, Zainapa Amada, installée la veille, Sous-Préfet de l’arrondissement de Ngaoundéré 2e, après huit ans et six mois passés à la tête de l’arrondissement de Ngaoundéré 3e 

Consécration: Dewa Aboubakar remporte le prix francophilie des médias 2021

Dewa Aboubakar va de succès en succès. Après le 2ème prix ACCER AWARDS 2021 du journalisme environnemental en Afrique qu’il a remporté à Addis Abeba en Ethiopie, Il vient de recevoir hier soir au palais des congrès de Yaoundé, le grand prix francophilie des médias 2021, des mains de l’ambassadeur de France au Cameroun, Christophe Guihlou.

Organisé par le réseau des Journalistes culturels du Cameroun (RJ2C), le Grand prix francophilie des médias qui met en valeur le journalisme culturel au Cameroun, mettait aux prises, 12 journalistes. Il s’agit de 4 nominés dans la catégorie presse écrite, 3 en presse digitale, 3 dans la catégorie Radio et 2 journalistes concourent pour la palme d’or en reportage TV.

Le journaliste multimédia formé à l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, a convaincu les membres du jury présidé par Aimé Robert Bihina, vice-président de l’Union de la presse francophone et par ailleurs rédacteur en chef TV à la Cameroon Radio television avec son article de presse réalisé à Amchidé dans la région de l’Extreme-Nord

En remportant cette deuxième édition, Dewa Aboubakar succède à Elsa Kane Njiale journaliste au Quotidien Le Jour. Avant ce prix, Dewa Aboubakar avait reçu deux distinctions internationales. Lauréat du prix AFRIMA des Forêts et Développement Rural (Foder) en 2016 et 2ème prix ACCER AWARDS 2021 du journalisme environnemental en Afrique, il surfe avec une maitrise impressionnante sur les vagues turbulentes du journalisme.

Prix Perika 2021: un fils de l’Adamaoua incarne l’espoir du journalisme au Cameroun

Hier soir à l’hôtel Djeuga Palace de Yaoundé, Amadou Bello a remporté le 1er Prix Perika 2021. Ce prix décerné par le Réseau des journalistes culturels du Cameroun (Rj2c), récompense le talent du meilleur jeune espoir journaliste au Cameroun. Amadou Bello s’est imposé face à 8 autres nominés issus des diverses zones géographiques du Cameroun. « Quand on aspire faire dans le journalisme et que la motivation et notre amour de ce métier nous poussent à écrire quelques lignes que les professionnels en la matière jugent acceptables, nous ne pouvons qu’être fier. Ce prix que je viens de recevoir est une invite à plus de sérieux dans le travail afin que nous puissions devenir journaliste professionnel dans l’avenir » a-t-il martelé à l’issue de la cérémonie.

Placé cette année sous le thème: « le français et nous« , ce concours avait pour Présidente du jury, Chetah Bile, grand reporter à la Crtv. Les finalistes ont eu l’occasion en prélude à la cérémonie de remise de ce prix, de rencontrer des grands noms du journalisme camerounais tels que Jean Bruno Tagne de Naja TV, Monica Nkodo, Tatiana Ombede et Éric Elouga, rédacteur en chef des magazines à Sopecam.

Pour s’adjuger ce prestigieux prix, le candidat de l’Adamaoua a accé son travail sur un reportage intitulé « A Ngaoundéré, la difficile cohabitation entre la langue française et les langues locales. » Un article dans lequel, il décortique la relation conflictuelle entre la langue française et les langues locales dans le grand nord du Cameroun en général et la ville de Ngaoundéré en particulier.  » Dans le Nord du Cameroun, la langue fulfulde ou le peul est considérée comme la plus utilisée par la population. Cependant, elle impacte sur la tonalité de certains mots de la langue française. Beaucoup sont victimes des railleries à cause de la prononciation de certains mots français. » explique t’il dans son article.

Un avenir en or

Grâce à ce prix, Amadou Bello inscrit son nom dans la prestigieuse liste des grands journalistes natifs de l’Adamaoua. Des regrettés Abdoulaye Dahirou et Pierre Baba Moussa, en passant par Lazare Dolou, Mohamed Nana, Aboubakar Abbo, Samaki Poro Roger, Younoussa Ben Moussa, et son mentor Dewa Aboubakar 1er Prix Afrima 2016 et 2e prix francophone ACCER Awards 2021. Et j’en oublie certainement d’autres chevaliers du micro et de la plume, natifs de la région de l’Adamaoua. Passionné de journalisme, Amadou Bello fait partie des tenors de l’émission juvénile, Jeunesse du Plateau, diffusée tous les samedis entre 16h et 17h sur la Crtv Adamaoua pendant l’année scolaire. Très talentueux, il a de l’avenir dans le plus beau métier du monde, le 4e pouvoir qui lui ouvre grandement les bras.

Fournitures scolaires : les commerçants montent les enchères

Cela fait deux semaines que les établissements de la maternelle, du primaire et du secondaire ont rouvert leurs portes aux élèves pour le compte de l’année scolaire 2020/2021. Si certains élèves ont renoué avec tenue de classe, fournitures scolaires et différentes leçons, ce n’est pas le cas d’autres. Pour cette catégorie, la rentrée n’est pas encore effective. Pour cause, les parents n’ont pas assez de moyens et attendent les salaires du mois d’octobre. Pendant ce temps, les prix des fournitures scolaires connaissent une hausse vertigineuse dans les marchés.

Dans les différents marchés de Ngaoundéré, les fournitures scolaires telles que les uniformes, les cahiers, les sacs, les ketchs et autres objets de classe coûtent très chers. Les commerçants des fournitures scolaires montent les enchères. Pour eux, c’est une bonne occasion de se faire plus d’argent. « La rentrée se prépare déjà un ou deux mois avant. Ce n’est pas de notre faute, on a aussi acheté ces objets à un prix élevé donc pour l’instant on cherche à avoir plus de bénéfices vu que les élèves sont déjà en classe à ce jour», a expliqué Monique une commerçante au marché de Bamyaga.

Chose grave, chacun des vendeurs fixe son propre prix. Si certains vendent une douzaine de cahier de 100 pages à 1000 FCFA, d’autres vont jusqu’à 2000 FCFA sous prétexte que la qualité des cahiers est différente. Certains se basent juste sur le design de la couverture du cahier pour augmenter les prix. Du coup, un cahier disposant d’une couverture ayant photographie d’une star coûte plus cher que les cahiers avec des couvertures ordinaires. Pourtant, ces fournitures scolaires moins accessibles pour les parents, sont les plus prisées par les élèves. Ce qui complique davantage la situation pour les parents.

Malgré cela, les parents envahissent les étalages pour acheter l’essentiel, question de permettre aux enfants de commencer et le reste suivra. « J’ai 5 enfants qui sont en âge d’être scolarisé. Mais vu nos maigres moyens on ne peut pas envoyer les 5 à l’école. Je suis venu chercher quelques cahiers, sacs et uniformes pour les trois premiers, mon mari est fonctionnaire donc c’est difficile pour nous », souligne Lynda, Ménagère. Elle indique que, les deux autres, bien qu’étant au primaire, n’ont même pas d’uniforme. Alors, ils doivent attendre le mois prochain.

Les parents trouvés sur place demandent au responsable du ministère du commerce de stabiliser le prix sur le marché. « Ces commerçants vont nous tuer. Hier c’était un autre prix et aujourd’hui on a revu à la hausse. Pourquoi? Qu’est-ce qui justifie cela?» S’interroge Serena, mère de famille.  Pour elle, c’est tout simplement de la méchanceté de la part de ces commerçants.

Malgré la gratuité de l’enseignement au niveau primaire, la scolarisation des enfants demeure un véritable casse-tête pour certains parents.

Ngaoundéré : Le Cerac vole au secours des nécessiteux

C’est à travers la remise, ce 17 octobre à Ngaoundéré, d’un important don, que le Cerac fait des heureux une fois de plus. 25 Groupements d’initiatives communes et associations du milieu rural, 100 personnes handicapées, et plusieurs structures d’encadrement des jeunes ont reçu des mains des amazones du CERAC des matériels didactiques constitués des livres, cahiers, tables bancs et des bureaux pour l’école primaire d’application du centre ; des machines à coudre, et bien d’autres matériels de couture au centre de promotion de la femme et de la famille de Ngaoundéré.

Les Gics et les associations du milieu rural ont quant à eux, reçus des dons en matériels agricoles et d’entretien. Il s’agit essentiellement des brouettes, des arrosoirs, des bottes etc…  « Nous les femmes rurales, nous exprimons notre gratitude à l’égard de notre maman Chantal Biya pour ce don offert. C’est un soutien non seulement pour notre épanouissement et aussi pour le développement de la zone rurale en particulier », a fait savoir Mme Idrissou Fadimatou, représentante des femmes rurales.

le cerac offre des dons

Le Cerac met également les femmes du CPFF de Ngaoundéré aux anges. Pour le délégué régional du Ministère de la promotion de la femme et de la famille, ce don vient renforcer la capacité technique du centre de Promotion de la femme et de la famille de Ngaoundéré. « Nous venons de recevoir les machines à coudre de haute qualité et d’autres matériels. Ça va booster la formation des plus de 80 femmes formées au centre de promotion de la femme et de la famille », a confié Joël Dawa, Délégué régional du Minproff dans l’Adamaoua.

Aux bénéficiaires, la représentante personnelle de la première dame demande de faire bon usage du matériel reçu. « Le Cerac donne aux heureux récipiendaires, une bouffée d’oxygène et un regain de vitalité afin de leur ouvrir de nouvelles opportunités d’épanouissement. J’exhorte tous les bénéficiaires à faire bon usage », a martelé Oummoul Koulsoumi Epse Boukar, Représentante personnelle de la première dame.

Cette cérémonie de remise de don, s’est déroulée dans le respect strict des mesures barrières de riposte contre le Covid-19. Une prière œcuménique a été dite en faveur de la paix et de la stabilité dans notre pays.

Santé : Un District de Santé et un Hôpital de District à Dang

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C’est un ouf de soulagement pour les populations de N’Gaoundéré 3e. Un arrêté du ministre de la santé signé le 09 octobre 2020, crée un nouveau district de santé dans cet arrondissement. En plus de l’arrêté portant création de ce district de santé de Dang, Manaouda Malachie a signé un autre arrêté qui vient transformer l’ex centre médical d’arrondissement en un Hôpital de District de Dang.   

Avec la transformation du centre médical d’arrondissement en Hôpital de District, l’Etat camerounais vient mettre terme à une longue attente et soulager par la même occasion ces populations. Désormais, les habitants de cette localité auront accès à une prise en charge de meilleure qualité et de proximité. « Je suis soulagé par la nouvelle de la création du District de Santé de Dang et de la transformation du Centre Médical d’Arrondissement en Hôpital de District. Ce qui veut dire que les cas complexes seront gérés sur place. Avec la proximité et la familiarité avec le service qui était déjà en place, nous serons mieux suivis», se réjouit Nana, habitant du quartier Malo Goni.

Ce qui rejouit davantage les populations, c’est que « même les césariennes qui nécessitaient des référencements à l’Hôpital Régional ou l’Hôpital Protestant seront gérés à proximité, je suis vraiment soulagé et je dis merci au ministre de la santé. Qu’il pense à équiper très rapidement l’Hôpital de District en matériel technique », poursuit le jeune homme.

La nouvelle de la transformation du Centre Médical d’Arrondissement en Hôpital de District réjouit également le personnel soignant. « Elle est la bienvenue. Nous remercions déjà le chef de l’Etat, notamment le ministre de la santé publique pour cette transformation du CMA en Hôpital de District», se réjouit Dr. Bilong, Médecin-Chef de l’Hôpital de District de Dang.

Avec le boom démographique que connaît ce village universitaire, cette transformation arrive à point nommé selon le médecin. « Il était nécessaire ce que soit fait, parce que la population est grandissante dans l’arrondissement de N’Gaoundéré 3ème. Nous sommes déjà à plus de 60.000 âmes qui vivent dans l’arrondissement. Et vue la route nationale N°1 qui passe, une route qui est accidentogène, vue la présence de l’Université de N’Gaoundéré, vu le développement de certaines industries pétrolifères, il fallait bien qu’on ait un hôpital de ce statut là pour pouvoir répondre aux attentes des populations, les problèmes que nous rencontrons par ici», confie-t-il.

La création de ce nouveau district de santé porte à 10 le nombre des districts de santé dans la région de l’Adamaoua.  

Santé mentale : le rôle salvateur des guérisseurs traditionnels de l’Adamaoua

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Pour atteindre le village thérapeutique fondé par Saoufou Saou Mboum, la marche est longue.  La réputation de ce tradi-praticien Mboum Mbere spécialisé dans le traitement de la dépression, s’étend jusqu’à l’ouest Cameroun. Ce village thérapeutique, situé non loin de Mbere Magoyna à 150 kilomètres de N’Gaoundéré, est pourtant régulièrement visité par les familles de malades mentaux.

santé mentale

Idéalement située au bord d’une étendue d’eau où se balancent des arbres géants, la concession surgit au détour d’un fromager. Le guérisseur occupe le plus grand corps du bâtiment avec ses quatre femmes et ses enfants. Tandis que ses « patients » et leurs accompagnants, parfois jusqu’à 25 personnes, logent dans des bâtisses sommaires attenantes.

Ce jour-là, Koumpa Issiatou, 27 ans, est venue de Garoua Boulai pour se faire  consulter. Mère de deux jeunes enfants, elle souffre, selon ses proches, de troubles de la personnalité qui la rendent agressive. Assis dans la pénombre d’une chambre exiguë, Saou Mboum la reçoit à même la terre battue, déployant sa « kapassa », un livre traditionnel en raphia orné de coquillages cauris, qu’il pointe dans sa direction en psalmodiant son nom.

La jeune femme est accompagnée d’une vieille tante, de deux sœurs et d’un beau-frère qui participent à la séance. Chacun prend la parole à tour de rôle, mais c’est à ISSIATOU que le tradi-praticien demande de décrire son mal. Le soulagement est général quand il finit par décréter que le mal de la jeune femme est léger et qu’elle pourra repartir après avoir été lavée avec une décoction d’algues, munie d’écorces d’arbres pour des bains ou des fumigations. « La plupart des malades viennent ici pour qu’on les aide à chasser les démons qu’ils ont en eux », commente, mystérieux, le vieux sage en Mboum, langue locale.

Grâce à ses connaissances sur les vertus thérapeutiques des racines et des plantes que l’on trouve dans les bois sacrés, il est sollicité de toutes parts dans le traitement de dépressions plus ou moins graves. « Quand c’est nécessaire, nous sommes obligés d’attacher les malades contre leur gré, le temps qu’ils se calment et que le traitement fasse son effet. Si nous n’y parvenons pas, alors nous les renvoyons à l’hôpital psychiatrique, mais c’est très rarement le cas, car, en général, c’est plutôt nous qui sommes le dernier recours », explique Abbah Saou Mboum, le fils que le guérisseur a choisi d’initier pour lui succéder.

Un palliatif à l’insuffisance de structure spécialisée de santé mentale

L’insuffisance de la couverture sanitaire, psychiatrique en particulier, explique pourquoi il est difficile aujourd’hui d’ignorer la médecine traditionnelle dans le traitement des maladies mentales en Afrique. « Dans l’Adamaoua, il y a un psychiatre pour un million d’habitants et ils exercent presque tous à N’Gaoundéré ! », constate le chef supérieure de la communauté Mboum de l’Adamaoua.

L’importance donnée à la resocialisation du malade, en le maintenant « tant que c’est possible » dans le groupe familial afin de faciliter sa réinsertion sociale est, selon lui, déterminante. « La maladie d’un individu, quelle qu’en soit la cause, est toujours considérée comme celle d’un groupe. Elle ne peut donc être soignée que par des techniques s’apparentant à une thérapie de groupe si l’on veut que la guérison soit durable », martèle Sa Majesté Salihou Saou Mboum.

La création des villages thérapeutiques dans l’Adamaoua a permis de faire sortir les malades mentaux de structures hospitalières qui les maintenaient dans des situations proches de l’incarcération, en permettant à leur famille de s’occuper d’eux. Pour le professeur ABORDÉ OUSMANOU, médecin-chef du département de psychiatrie à N’Gaoundéré, cette réinsertion des malades grâce à la création de conditions proches de leur milieu ordinaire a été salutaire. « La plupart des troubles ont pu être traités en un temps record, alors qu’avant les malades traînaient pendant des années sans qu’aucune amélioration ne puisse être constatée », explique le spécialiste.

Comme il est l’un des rares pédopsychiatres exerçant à l’hôpital de N’Gaoundéré, il est sollicitée en permanence par les autorités judiciaires dans les cas de délinquance juvénile, le pédopsychiatre pense que la présence des tradi-praticiens est un atout. « Il y’a manque de structures hospitalières spécialisées et de médicaments, heureusement que nous avons encore des tradi-thérapeutes dans l’Adamaoua car sinon les enfants seraient laissés sans soins», se réjouit-il.  C’est donc avec raison que ces médecins d’un autre genre, sont célébrés au même titre que les spécialistes de la santé mentale, tous les 10 octobre, à l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale.

Mon amour pour ma région n'a point de limite. Pour le manifester, j'ai décidé de créer ce site pour présenter les richesses de cette belle région au monde entier.

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