Pomme de terre

La culture de la pomme de terre n’a aucun secret pour lui. Il la pratique dès le bas âge. « Je me suis lancé dans l’agriculture à l’âge de 5 ans. J’accompagnais mon père au champ, je l’aidais à arroser. Je voyais la manière donc il procédait. Tous est parti de là ».De là, il a acquis l’expérience au fil des ans. Après l’obtention du BEPC, il assure la scolarité de ses petits frères grâce à cette culture. Mais seulement, quelques obstacles entravent la progression de ses activités. « Nous avons les problèmes de maladie qui touche la plantation, mais aussi un sérieux problème de stockage. L’accès à la semence de qualité n’est pas chose facile ». Malgré ces difficultés, il parvient tout de même à joindre les deux bouts.

Au vu de la population locale à nourrir, auxquelles s’ajoute la forte communauté estudiantine, une dizaine de  variété est mise sous terre chaque année. Parmi lesquelles les plus prisées sont : doza, kardinal, mondial, sippira et panamera.  Membre d’une société coopérative, le jeune agriculteur a bénéficié de plusieurs appuis de l’Etat et de ses partenaires. « Nous avons eu à participer à plusieurs séminaires de renforcement de capacité à travers le pays. Nous avons acquis des méthodes qui nous ont permis de paliers à certains problèmes dû a la maladie. Les partenaires de l’Etat nous ont fourni de semences que nous avons testées. Et heureusement ils s’adaptent avec le climat de l’Adamaoua et à nos terres » confie t’il.  

Pour cette nouvelle campagne agricole, qui s’annonce avec l’arrivée des premières pluies, Aboubakar Abdoullahi compte exploiter la terre mieux que la saison dernière. Selon ce dernier, la période de confinement sera exploitée à des fins utiles. Depuis sa plantation, il appelle les jeunes à se tourner vers le travail de la terre. «J’invite mes frères et sœurs à s’investir dans l’agriculture. Le Chef de l’Etat l’a si bien dit- la terre ne trahit jamais. Avec l’agriculture on peut ».

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