Général Eba Eba

Le commandant de la 3ème région militaire interarmées est en visite de travail dans la Vina. Le général Bède Benoît Eba Eba s’est rendu ce jeudi à Ngan-Ha. Au cours de ses échanges avec le sous-préfet de l’arrondissement de Ngan-Ha, il était question de faire le point sur l’insécurité qui prévaut dans cette partie de la Région. Pour les populations de cet arrondissement en proie aux prises d’otages avec demande de rançon, cette visite présage une lueur d’espoir d’un retour à la normale. Demain vendredi, le général sera l’hôte des populations de Belel, elles aussi victimes des exactions preneurs d’otages qui écument les zones reculés.

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Général Eba Eba
Le général Eba Eba avec le commandant de brigade de gendarmerie de Ngan-Ha. Crédit photo: M. Abba

La visite du général Bède Benoît Eba Eba intervient dans un contexte marqué par la recrudescence des enlèvements de personnes avec demande de rançon. Dernier cas en date, la prise en otage de Sa Majesté Mohamadou Maroufou, chef du village Yokotondou. Aux dernières nouvelles, ses ravisseurs exigeaient le versement de dix millions de F CFA pour sa libération. Cette recrudescence a suscité l’indignation des élites de l’Adamaoua. Réunis récemment à Yaoundé, l’élite de la région de l’Adamaoua s’est insurgé contre l’enlisement de la situation sécuritaire dans cette partie du pays. Lors d’une réunion aux allures d’« un conseil de guerre », les fils et filles de l’Adamaoua entendent fédérer les énergies afin de venir à bout de ce phénomène.

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En rappel, dans un rapport remis aux autorités administratives, militaires et traditionnelles de la région, les responsables de l’association pour le développement social et culturel des Mbororos du Cameroun (MBOSCUDA) présentent la situation chaotique dans laquelle est plombé le château d’eau du Cameroun. Selon ce rapport,  311 personnes ont été arrêtées entre 2015 et 2018 dans la région de l’Adamaoua. 29 d’entre elles, ont été libérées grâce à l’intervention des forces de défenses. 212, sont libérées après paiement d’une rançon. 70 personnes sont tuées par les preneurs d’otages et 2.157.400.000 F CFA de rançon payées en  trois ans. En plus de ces enlèvements à répétitions et les rançons exorbitantes payées, le rapport de la Mboscuda évoque 5.000 têtes de bœufs volés.

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