Garaya d'or

Les acteurs culturels du septentrion ne décolèrent pas. Au lendemain de la cérémonie de récompense du festival culturel dénommé « garaya d’or »,  ces derniers en veulent à ses promoteurs. Au rang de ceux-ci fuguèrent en bonne place, les cinéastes. En effet, ceux ci s’offusquent de leur mise à l’écart par le comité d’organisation  lors de ce rendez vous culturel. Selon Chehou, cinéaste, « aucun film n’a été projeté en dépit des répétitions et des séances de préparation. Aucun cinéaste n’a été pris en compte. Pourquoi privilégier ses amies pendant qu’il y’a des compétiteurs ? La catégorie cinéma n’a pas été présentée. », S’est indigné ce grand nom du cinéma sahélien.   

Rencho, artiste musicien venu de Foumban a pour sa part fustigé le manque de professionnalisme du comité d’organisation. Selon ce dernier, outre l’amateurisme dont la bande à Abakar Manager a fait preuve, le festival n’a pas été objectif dans son organisation et la nomination des vainqueurs. « Moi qui étais compétiteur, je n’ai pas joué. Pourtant, j’ai passé toute la semaine à répéter au Marhaba. Quand nous venons ce n’est pas pour de l’argent. Ils ne peuvent pas nous payer. C’est juste une action que nous posons pour la culture et notre visibilité bien évidemment », fulmine de colère Rencho. Et de poursuivre, « j’ai fait le déplacement avec ma famille qui a d’ailleurs payé l’entrée pour me voir prester. On ne m’a pas donné l’opportunité de le faire.  Entre temps, certains artistes invités ont presté à maintes reprises alors que d’autres sont écarté du podium ». Au cours du casting qui a eu lieu au lamidat de Ngaoundéré, des films ont été présenté. « Pourquoi ils n’ont pas été présentés lors de la cérémonie des récompenses ? Hisnebo, Amina Poulloh ont joué à plusieurs reprises. Ils sont même allés prester dans un mariage et sont revenus prester encore alors que plusieurs autres artistes attendaient leurs premiers passages », a fait savoir un autre cinéaste.

Abakar Manager
Abakar Manager, PCO du Garaya d’Or

Le parti pris du comité d’organisation dans le choix des lauréats a indigné plus d’un. Le jury constitué essentiellement de profanes dans les domaines en compétitions. Illustration. JP Matou, un artiste musicien qui n’a pas fait ses preuves sur la scène musical que ce soit local ou national avait la charge de désigner la miss « garaya d’or », alors que Luc Djaoukido, technicien et animateur à Crtv Adamaoua sélectionnait le vainqueur dans la catégorie cinéma. Pendant ce temps, Hassan Brahim, enseignant de langue française au département d’histoire de l’université de Ngaoundéré a pris sur lui la lourde responsabilité de couronner les meilleurs musiciens et les poètes.

Selon plusieurs participants, au sortir du lamidat, le comité d’organisation avait déjà arrêté sa liste de vainqueurs sans informer les participants. « Le choix des lauréats s’est fait par copinage. Aucun critère n’a été donné aux compétiteurs. Les vainqueurs étaient connus d’avances. Seuls les proches du comité d’organisation ont été récompensé », dénonce un artiste musicien.

Pour ce rendez vous culturel, Abakar Manager s’est entouré d’une bande d’amis. «Il a fait d’Aminatou Ouwalé, une artiste rouillée dont l’inspiration frôle le ridicule, sa vice présidente. Le tout chapeauté par Saady Hanane, son épouse. Il a d’abord pris le soins de chasser tous les acteurs culturels qui étaient au départ de cette initiative », révèle une source à la délégation régionale de la culture pour l’Adamaoua. « C’est pour nous une grande déception. ABAKAR manager et sa bande d’amis sont venus ternir l’image de la culture sahélienne », a déclaré, sous anonymat, une élite de la région.

« Apres avoir collecté au moins 7 millions de frs CFA aux près des élites, il s’en est mis plein les poches », révèle une source dans les services du gouverneur de la région de l’Adamaoua. Devenu tristement célèbre, Abakar Manager crie au complot orchestré par ceux qu’ils appellent ses détracteurs. Joint par nos soins, l’intéressé n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

Prochainement : Comment ABAKAR manager a arnaqué les élites de l’Adamaoua.

Laisser un commentaire