fournitures scolaires

Cela fait deux semaines que les établissements de la maternelle, du primaire et du secondaire ont rouvert leurs portes aux élèves pour le compte de l’année scolaire 2020/2021. Si certains élèves ont renoué avec tenue de classe, fournitures scolaires et différentes leçons, ce n’est pas le cas d’autres. Pour cette catégorie, la rentrée n’est pas encore effective. Pour cause, les parents n’ont pas assez de moyens et attendent les salaires du mois d’octobre. Pendant ce temps, les prix des fournitures scolaires connaissent une hausse vertigineuse dans les marchés.

Dans les différents marchés de Ngaoundéré, les fournitures scolaires telles que les uniformes, les cahiers, les sacs, les ketchs et autres objets de classe coûtent très chers. Les commerçants des fournitures scolaires montent les enchères. Pour eux, c’est une bonne occasion de se faire plus d’argent. « La rentrée se prépare déjà un ou deux mois avant. Ce n’est pas de notre faute, on a aussi acheté ces objets à un prix élevé donc pour l’instant on cherche à avoir plus de bénéfices vu que les élèves sont déjà en classe à ce jour», a expliqué Monique une commerçante au marché de Bamyaga.

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Chose grave, chacun des vendeurs fixe son propre prix. Si certains vendent une douzaine de cahier de 100 pages à 1000 FCFA, d’autres vont jusqu’à 2000 FCFA sous prétexte que la qualité des cahiers est différente. Certains se basent juste sur le design de la couverture du cahier pour augmenter les prix. Du coup, un cahier disposant d’une couverture ayant photographie d’une star coûte plus cher que les cahiers avec des couvertures ordinaires. Pourtant, ces fournitures scolaires moins accessibles pour les parents, sont les plus prisées par les élèves. Ce qui complique davantage la situation pour les parents.

Malgré cela, les parents envahissent les étalages pour acheter l’essentiel, question de permettre aux enfants de commencer et le reste suivra. « J’ai 5 enfants qui sont en âge d’être scolarisé. Mais vu nos maigres moyens on ne peut pas envoyer les 5 à l’école. Je suis venu chercher quelques cahiers, sacs et uniformes pour les trois premiers, mon mari est fonctionnaire donc c’est difficile pour nous », souligne Lynda, Ménagère. Elle indique que, les deux autres, bien qu’étant au primaire, n’ont même pas d’uniforme. Alors, ils doivent attendre le mois prochain.

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Les parents trouvés sur place demandent au responsable du ministère du commerce de stabiliser le prix sur le marché. « Ces commerçants vont nous tuer. Hier c’était un autre prix et aujourd’hui on a revu à la hausse. Pourquoi? Qu’est-ce qui justifie cela?» S’interroge Serena, mère de famille.  Pour elle, c’est tout simplement de la méchanceté de la part de ces commerçants.

Malgré la gratuité de l’enseignement au niveau primaire, la scolarisation des enfants demeure un véritable casse-tête pour certains parents.

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