Mohamadou Maroufou

10 jours après l’enlèvement de Mohamadou Maroufou, chef du village Yokotondou, la peur semble avoir changé de camp. En effet, depuis que ces derniers ont réclamés la somme de 50 millions F CFA, en guise de rançon à la famille de ce dernier, les fins limiers des forces de défenses et de sécurité, en collaboration avec la gendarmerie ont pris un train de mesure à l’effet de contraindre les hors la loi à lâcher de lest. Une chasse à l’homme est lancée depuis plus d’une semaine. Les éléments du 5e bataillon d’intervention rapide ratissent les zones reculées dans les localités de Mbang-Foulbé, Ngangassaou, Nyassar jusqu’à Touboro.

Ce déploiement porte ses fruits selon des sources sécuritaires. « Les ravisseurs, sentant l’étau se resserrer au tour d’eux, ont revu à la baisse, le montant de la rançon. Au départ, les malfrats exigeaient la mirobolante somme de 50 millions pour la libération de leur otage », a confié à Adamaoua 24, une source proche des opérations. Notre source ajoute en indiquant que : « ceux-ci exigent désormais de la famille du chef de village le paiement de 10 millions, au lieu du montant initial ». Ce rétropédalage des ravisseurs fait donc suite aux multiples pressions des éléments du Bataillon d’intervention rapide (BIR), lancés aux trousses des preneurs d’otages. « Le fait que les ravisseurs diminuent le montant de la rançon est un signe d’aveu de faiblesse. Tout porte à croire que les malfrats se sentent coincés et veulent à tout prix, obtenir le minimum nécessaire pour fondre dans la nature », se réjouit un haut gradé de l’armée.

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Pour obtenir le paiement des 10 millions, les malfrats intensifient la pression sur la famille du Djaoro. Aux dernières nouvelles, ils ont, dans une conversation téléphonique menacé d’enlever le frère de ce dernier. Selon eux, ce frère serait celui qui refuse de payer la rançon. « Ils l’ont appelé et lui ont dit qu’ils l’observaient. Ils lui ont dit où il se trouvait au moment de l’appel et lui ont même décrit dans les moindres détails, les vêtements qu’il portait ce jour », relate un proche de la famille. « Ça veut dire que ces gens sont parmi nous et qu’ils nous observent », confie, apeurée, l’une des épouses du chef du village.

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En rappel, lors de la dernière réunion de sécurité qu’il a présidée récemment, le Gouverneur de la région de l’Adamaoua, Kildadi Boukar a relevé pour le déplorer, le paiement des rançons aux ravisseurs par les familles. D’un ton ferme, l’autorité administrative saisi le prétexte pour interdire le paiement de rançons aux ravisseurs. « Ce n’est qu’en procédant ainsi que nous pourront traquer et éliminer ces criminels », a martelé, le N° 1 de la région.

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