Paul Biya

 

Plongée dans une situation d’insécurité de part et d’autre de ses départements, la région de l’Adamaoua nourris beaucoup d’espoir en rapport au discours du chef de l’Etat pour cette fin d’année.

La population du château d’eau espère du président de la république un train de mesure pour l’amélioration de la situation sécuritaire. « La situation sécuritaire est désastreuse dans l’Adamaoua. Les populations ont peur pour leur sécurité. Elles ont fui leurs maisons. Qui pour d’autre villages, qui pour les centres urbains où il y’a la sécurité. Je souhaite qu’en 2019, que le chef de l’Etat prenne des dispositions pour éradiquer ce phénomène qui est en train de nous détruire et détruire l’Adamaoua toute entière. » espère Alh. Ibrahima Pacific, habitant de Ngaoundéré. Même doléance pour Djibrilla. Pour cet habitant de Galim Tignère, « dans le Faro et Deo, dans la Vina, ou dans le Mbéré, ça ne va pas. Tant qu’il n’y a pas la paix, les gens ne peuvent pas vaquer à leurs occupations. Dans les contrés, beaucoup de cheptel se sont déplacés pour partir ailleurs. » Et d’ajouter : « s’il n’y a pas la sécurité, même les occidentaux ne viendront plus investir dans notre pays. »

Pour l’année nouvelle, les habitants du château d’eau s’attendent au parachèvement des grands chantiers en cours dans la région. « Nous attendons du chef de l’Etat, la finalisation des tous les chantiers entamés au sein de la région. Ici à Ngaoundéré, nous avons beaucoup de défi en ce qui concerne les routes. Beaucoup des chantiers ont démarré et nous espérons qu’en 2019 que tous ces chantiers soient livrés et que la route Ngaoundéré – Garoua soit praticable dans les meilleurs délais », préconise, Mohamadou Kabirou, élite locale.

LIRE AUSSI:  Lutte contre l'insécurité : Paul Biya ignore les pleures de l'Adamoua

L’accélération du processus de la décentralisation figure également parmi les attentes de l’Adamaoua. « Nous nous attendons à ce que le Président de la République puisse nous dire quelles sont les différentes actions du gouvernement quant à la décentralisation. Voyez-vous, le Cameroun a entamé une marche irréversible vers son émergence et nous pensons que la décentralisation, comme il a si bien dit [le chef de l’Etat : NDLR], est le cheval de bataille de ce nouveau septennat », estime Hamassambo Bello, Président de l’Association JERESCAM.

LIRE AUSSI:  [Ngaoundéré]: Aladji Abbo et la marche de la honte

La couche juvénile pour sa part souhaite la création de plus d’emploi décent. « Beaucoup de jeunes sont en carence d’emploi. Il faudrait vraiment que l’Etat revoit les conditions de travail des jeunes et voir comment insérer les jeunes dans la fonction publique », fait savoir Mohamad Toukour, étudiant.

Les infrastructures sportives viendraient redorer le blason de l’Adamaoua en 2019. « La Can a été retirée pour 2019 mais alors en 2021 il faudrait que l’Adamaoua puisse être un des sites si ce n’est un site de jeux mais pourquoi pas d’entrainement des différentes équipes », espère Hamassambo Bello.

LIRE AUSSI:  [Ngaoundéré]: Aladji Abbo et la marche de la honte

A quelques minutes de cet important message, l’Adamaoua est suspendu aux lèvres du chef de l’Etat.